Tomber malade quand on est consultant indépendant soulève une question immédiate : combien vais-je toucher pendant mon arrêt ? Contrairement à l’auto-entrepreneur, qui se retrouve sans revenus dès le premier jour, le salarié porté bénéficie d’une protection sociale solide, articulée autour de plusieurs couches d’indemnisation. Encore faut-il en comprendre le fonctionnement concret avant d’en avoir besoin.
Une protection sociale qui distingue le portage de l’auto-entrepreneuriat
Le salarié porté est lié à sa société de portage par un CDI, encadré par la convention collective IDCC 3219 et l’ordonnance du 2 avril 2015. Ce statut lui ouvre les droits du régime général de la Sécurité sociale, comme n’importe quel salarié. En cas d’arrêt maladie, il perçoit donc des indemnités journalières versées par la CPAM (les IJSS), auxquelles s’ajoutent généralement un complément versé par la société de portage et une prévoyance obligatoire.
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Ce système à trois niveaux peut permettre de maintenir jusqu’à 100 % du salaire selon les termes du contrat de portage, là où l’auto-entrepreneur n’encaisse rien. Pour évaluer précisément ce que représenterait un arrêt selon son propre salaire, une simulation portage salarial permet d’obtenir une estimation chiffrée avant même de signer avec une société.
Comment se calculent les indemnités journalières
Le montant des IJSS repose sur la moyenne des salaires bruts des trois derniers mois travaillés, divisée par 91,25 pour obtenir un salaire journalier de référence. L’indemnité correspond à 50 % de ce montant, dans la limite d’un plafond lié au SMIC. Pour un arrêt dépassant six mois, ce sont les douze derniers mois civils qui servent de base de calcul.
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Un délai de carence de trois jours s’applique systématiquement, sauf en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Concrètement, pour un consultant percevant 5 000 € bruts par mois et en arrêt 30 jours, les 27 jours indemnisables (après carence) peuvent représenter environ 4 050 €, soit 81 % du salaire mensuel, une fois le complément employeur inclus. Avec une prévoyance adaptée, le maintien à 100 % est atteignable.
La durée maximale d’indemnisation est de 360 jours sur trois ans pour une maladie ordinaire. En cas d’affection de longue durée, cette période peut être étendue jusqu’à trois ans.
Les démarches à ne pas négliger dès le premier jour
La procédure est simple mais les délais sont impératifs. Après la consultation médicale, les volets 1 et 2 de l’arrêt de travail doivent être envoyés à la CPAM dans les 48 heures. Le volet 3 est transmis à la société de portage, qui établit ensuite une attestation de salaire nécessaire au calcul des IJ. Un envoi tardif peut entraîner une réduction des indemnités, voire leur suppression temporaire.
C’est là que le choix de la société de portage prend de l’importance : certaines couvrent également le délai de carence, un avantage à comparer contrat par contrat. Pour les professionnels souhaitant anticiper ces questions, le site be2biz.fr propose régulièrement des ressources sur la gestion pratique des statuts professionnels.
Simuler ses indemnités avant de signer reste la meilleure façon d’aborder ce sujet sereinement, plutôt que de découvrir le mécanisme au moment où il s’applique.

